Où se situe la Côte D'Ivoire !

Où se situe la Côte D'Ivoire !
Je commence ce blog en vous montrant ou se situe la cote d'ivoire :
( suivre la fleche ,en noire ! )


Langue officielle : Français

Capitale : Yamoussoukro (depuis 1993) ABIDJAN

Population : 16 013 000 habitants.

Superficie : 322 462 km2.

La monnaie : Franc CFA.

Groupes minoritaires : Il y'à environ 70 langues nationales!

Indépendance :

- Déclaré
- Reconnue
de la France 7 août 1960

Fuseau horaire : UTC +0

Hymne national : L'Abidjanaise

Domaine Internet : .ci

Indicatif téléphonique : 225

# Posté le jeudi 30 juin 2005 06:10

Quelques aspects géographiques.

Quelques aspects géographiques.
Entre le Tropique du Cancer et l'Équateur, la Côte d'Ivoire bénéficie d'un climat tropical humide. Les saisons sèches et humides alternent avec des températures oscillant autour de 28° C en moyenne. Ce climat favorise le développement d'une végétation luxuriante dans le Sud tandis que le Nord du pays est couvert de savanes plus ou moins boisées. Le relief, essentiellement constitué de plaines et de plateaux, est peu accidenté, exception faite de l'Ouest du pays où le Mont Nimba culmine à 1753m.

# Posté le jeudi 30 juin 2005 07:10

Présentation d'Abidjan :

Présentation d'Abidjan :
Plaque tournante d'Afrique de l'ouest, la ville d'Abidjan exerce un pouvoir d'attraction certain sur les habitants de la Côte d'Ivoire. Attrait économique certes, mais aussi attrait touristique...

Selon la légende, des colons français qui exploraient la région d'Abidjan rencontrèrent un vieil homme. A la question des étrangers lui demandant le nom de l'endroit où ils se trouvaient, il répondit : " je reviens de couper des feuilles dans la forêt", ce qui se prononce en langue ébrié: "T'chan M'bi djan". L'oreille peu exercée des francais aurait entendu "Abidjan". Ainsi fut baptisée la ville qui, le 1er janvier 1934, devenait le chef-lieu de la colonie et, le 4 décembre 1958, prenait le titre de capitale de la République de Côte d'Ivoire après Grand-Bassam et Bingerville et avant Yamoussoukro.

Dix communes composent la ville d'Abidjan : Le Plateau, Abobo, Adjamé, Attécoubé, Cocody, Koumassi, Marcory, Port-Bouët, Treichville, Yopougon.



Plateau .

Surnommé par certains le "Manhattan des tropiques", Le Plateau avec ses nombreux immeubles surplombe la lagune Ebrié. Depuis la création du quartier ferroviaire, pour accueillir le terminus de la ligne de chemin de fer Abidjan-Niger, le Plateau n'a pas cessé de se développer pour devenir le centre administratif, commercial et financier de la Côte d'Ivoire.

Abobo

La commune d'Abobo joue depuis longtemps le rôle de refuge pour les migrants ayant peu de moyens financiers. A l'origine, ce quartier fut l'une des premières stations de trains; il s'est développé spontanément autour de la gare.

Adjamé.

C'est à Adjamé que se situe la plus vieille souche Abidjanaise. Tandis que les colons s'installaient au Plateau, les premiers migrants, venus travailler sur le chantier de la voie ferrée, construisirent leurs cases à proximité du village d'Adjamé. Ce quartier est aujourd'hui un centre de négoce intense où les commerçants dioulas, libanais, mauritaniens etc... se sont rapidement installés.

Attécoubé.

Situé sur une butte dominant la bai du Banco, Attécoubé est longtemps demeuré un simple village peu touché par l'urbanisation qui se développait dans les localités voisines. Au début de l'ère coloniale, Attécoubé a été le premier témoin du négoce d'exportation de bois.

Les grumes d'acajou, niangons, sipos, sambas, framirés et autre billes de bois transitaient par la lagune jusqu'aux navires chargés de les emporter en Europe. Ces grumes de bois font encore partie du paysage d'Attécoubé. Par ailleurs, la commune englobe la totalité des 3000 hectares constituant le parc national du Banco.

Cocody.

La renommée de cette localité résidentielle s'est construite autour de son quartier des ambassades, où de spacieux jardins surplombant la lagune enjolivent de fort belles demeures à l'architecture luxueuse. Cocody a l'énorme avantage d'être un faubourg autonome : la plupart des écoles primaires et secondaires y sont regroupées qui, s'ajoutant à l'université, à l'Ecole Nationale d'Administration, à l'Institut des Arts, etc... en font un véritable centre culturel. La radiotélévision ivoirienne (RTI) y est également installée. Avec ses hôpitaux, ses marchés réaménagés et ses divers centres commerciaux ( dont l'Espace Latrille, abritant la plus grande galerie commerciale de la sous région), Cocody ne manque de rien.Ses extensions (Riviéra, Deux-Plateaux, Angré...) sont toutes aussi agréables à vivre.

Koumassi.

Le village traditionnel d'Ancien Koumassi étant rattaché à la commune de Marcory, Nouveau Koumassi est bel et bien une autre ville, sortie des marécages depuis quelques années seulement. Elle bénéficie d'une zone industrielle qui lui garantit un certain équilibre entre les emplois et les logements.

Marcory.

Avec ses terrains marécageux et couverts de broussailles, Marcory a longtemps été jugée à peu près inconstructible. Jusqu'au jour où des particuliers ont pris l'initiative de remblayer la presqu'île et de mettre en valeur la cité.

L'humour populaire s'exprime dans la domination des rues de cette localité; ainsi, " l'avenue de la TSF" trouve ironiquement son prolongement dans un quartier qui, s'étant développé spontanément et dépourvu de tous réseaux est appelé "Marcory sans fil". Plus à l'Est, on trouve "Marcory Poto Poto", ce qui signifie "la boueuse".

Faisant également partie du domaine communal, « la zone 4 « abrite à la fois des industries et des villas, selon le système usuel des concessions où les logements sont contigus à l'usine. Marcory renferme encore des villages tels que Biétry, Vieux Koumassi, Anoumabo qui se distinguent par leurs églises chrétiennes ou harristes, toujours présentes.

Port-Bouët.

Etalée tout le long du littoral sur une dizaine de kilomètres au delà du canal de Vridi, Port Bouët porte le nom du Commandant Bouët Villaumez qui, en 1837, fut chargé par le roi de France de conclure des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers. C'est en fait vers 1930 que Port Bouët commença à être habité. La construction du wharf draina à ce moment toute une activité de manutention des marchandises. Le célèbre phare de Port Bouët qui balaie la mer sur un rayon de villes marins fut construit à cette époque.

La deuxième étape du développement de cette commune remonte à la création du port, en 1950. Usines et entrepôts se multiplièrent ensuite à Vridi qui devint la principale zone d'emplois d'Abidjan. Porte d'Abidjan par excellence, ayant cédé le port maritime à Treichville à cause du canal, Port Bouët a en revanche pris l'aéroport international d'Abidjan.

Treichville.

Treichville doit son nom a Treich-Laplène, résident de France qui géra les premières plantations d'Elima et signa de nombreux traités de commerce, de protection et d'amitié. Treichville vit le jour à partir de 1910 sur une île inhabitée, juste en face du Plateau, où venait d'être construite la gare de la RAN, terminus de la voie ferrée. En 1936, le quartier bénéficia des travaux de réalisation du canal de Vridi, assurant la liaison entre le Plateau et le chantier sur le cordon lagunaire. Lorsqu'en 1950, le port d'Abidjan fut construit, Treichville devint le principal pôle de développement des industries et des entrepôts commerciaux qui s'installèrent dans les Zones I, II, III.

Avec ses discothèques de la rue 12 et du carrefour « France-Amérique «, avec ses centaines de maquis où la bière locale et la viande de brousse constituent le menu traditionnel, avec ses marchés, Treichville est la plus populaire des communes d'Abidjan.

Yopougon.

Au cours des années 1970, « le champ de Yopou « fut désigné pour devenir la grande zone d'extension d'Abidjan et abriter les importants programmes de l'Etat en matière de logement sociaux. La station de recherche de l'ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique d'Outre-Mer) et l'Institut Pasteur sont installés à Yopougon. Une zone industrielle s'y est implantée ainsi qu'un CHU moderne.

# Posté le jeudi 30 juin 2005 07:13

L'hymne nationale ivoirien !

L'hymne nationale ivoirien !
L'ABIDJANAISE

Salut ô terre d'espérance
Pays de l'hospitalité
Tes légions remplies de vaillance ont relevé ta dignité
Tes fils chère Côte d'Ivoire
Fiers artisans de ta grandeur
Tous rassemblés et pour ta gloire
Te bâtiront dans le bonheur
Chers ivoiriens, le pays nous appelle
Si nous avons dans la paix ramené la liberté
Notre devoir sera d'être un modèle
De l'espérance promise à l'humanité
En forgeant unis dans la foi nouvelle
La patrie de la vraie fraternité.

# Posté le jeudi 30 juin 2005 07:18

Historique de la Côte D'Ivoire !

Historique de la Côte D'Ivoire !
Il est difficile d'évaluer la date de la première présence humaine en Côte d'Ivoire car les ossements ne se conservent pas dans le climat humide du pays. Cependant, la découverte de fragments d'armes et d'outillages prouvent qu'au paléolithique supérieur (-15 000 à -10 000 ans) des hommes étaient déjà présents en assez grand nombre.

Premier millénaire

A cette époque, on inventa la métallurgie en même temps que dans d'autres parties du monde.A la fin du 1er millénaire, le Nord de la Côte d'Ivoire est peuplé par les Sénoufos et les Koulangos.

Cinquième millénaire

A partir de cette époque, il semblerait que des Pygmées soient arrivés dans cette partie de l'Afrique, poussés à se déplacer par la disparition des forêts du Sahara. En effet, de nombreuses croyances ivoiriennes font état des premiers maîtres de la terre, de petits hommes barbus au teint clair, vivant dans les arbres et armés d'arcs et de flèches qui ressemblent beaucoup aux Pygmées vivant encore en Afrique de l'Est.

XVème au XVIIème siècle

Les portugais furent les premiers européens à débarquer en Côte d'Ivoire au XVème siècle. Ainsi, Sassandra et San Pédro ont conservé les noms de marins portugais.C'est à cette époque qu'ils débutèrent la traite des esclaves poursuivie par les français aux XVIIème et XVIIIème siècles.

La traite des esclaves

La traite des esclaves est un fléau qui a ravagé l'Afrique pendant trois siècles jusqu'à ce qu'elle soit interdite en 1848 par l'Europe entière. Elle a engendré un dépeuplement des meilleurs éléments africains entraînant ainsi une forte baisse du taux démographique mais surtout une haine intense entre les différentes ethnies qui aboutirent à de nombreuses guerres tribales. En effet, les européens, hésitant à s'aventurer dans les terres, préféraient payer les africains pour obtenir des esclaves. Rapidement, d'importantes chasses à l'homme se développèrent entre les différentes ethnies et provoquèrent la migration des plus faibles. L'avis des experts est partagé, ils estiment le nombre d'esclaves capturés entre 20 et 100 millions sur l'ensemble du continent.

A la fin du XVIIème siècle, de nombreux Akans du Ghana, les Agnis, migrèrent en Côte d'Ivoire pour fuir les chasseurs d'esclaves, d'une part, et pour rechercher de l'or, d'autre part. Rapidement ils s'organisèrent en royaumes et soumirent les nouveaux immigrés. Le plus célèbre personnage de l'époque est sans doute Amon N'Douffou II, souverain du Sanwi, le plus puissant royaume qui signa un traité de protectorat avec la France en 1843.

Sous le règne de Louis XIV, la région d'Assinie était gouvernée par un Prince Essouma. Les français confient ainsi ANIABA, un Prince assinien fils adoptif de Niamkey, lui-même frère du roi Essouma aux missionnaires afin qu'il soit éduqué.

En 1681, Il sera baptisé par BOSSUET, 1er officier de couleur ayant servi sous les drapeaux français.

Les derniers Akans à émigrer en Côte d'Ivoire furent les Baoulé, "l'enfant est mort", qui prirent une place importante dans le centre du pays et qui étendirent leur influence au cours du temps. Ils furent d'abord dirigés par la reine Abla Pokou, puis par sa nièce Akoua Boni.

XVIIIème siècle

Afin de répondre aux nouveaux besoins de la révolution industrielle de l'Occident, l'amiral français BOUET croisa régulièrement dans la région à partir de 1830, et signa plusieurs contrats de monopole du commerce avec les chefs des différentes tribus. Ces contrats portaient essentiellement sur le commerce de l'or, de l'ivoire, du caoutchouc et de l'huile de palme. Petit à petit, les français s'installèrent sur toute la côte jusqu'à ce qu'ils soient chassés en 1870.

Toutefois, Arthur VERDIER s'obstine et reste en Côte d'Ivoire, tenant ainsi tête aux anglais. Ses navires étant régulièrement pillés par ces derniers, il décide de planter du café dans la région d'Assinie. Cette décision se révèlera d'une importance capitale pour le pays car le café deviendra, plus tard, la principale culture de rente de la Côte d'Ivoire avec le cacao. BINGER est ainsi nommé Résident français aux Établissements de la Côte d'Ivoire et, à ce titre, représente la France auprès des rois locaux. En 1878, il obtient la restauration des ouvrages militaires d'Assinie et de Grand Bassam pour protéger les installations commerciales contre les anglais. En 1882, il fonde la compagnie de Kong qui gère une plantation de café. Preuve est maintenant faite du potentiel agricole de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique en général.

En 1884, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Belgique se partagent l'Afrique en différentes zones d'influence. Chacun pouvant ainsi tirer librement profit de l'Afrique.

A partir de 1887, TREICH-LAPLENE, commis de VERDIER, remonte vers le Nord en signant des traités au nom de la France avec les Bettiés, les Agnis et enfin avec les Abrons. Il arrive ensuite à Kong et s'installe.

De 1887 à 1889, Louis BINGER (1856 - 1926) parti du Sénégal, parcourt 4 000 km et rejoint Grand-Bassam. Au cours de son périple, il rencontre TREICH-LAPLENE à Kong et ils se rendent ensemble à Grand-Bassam. BINGER est le premier à faire la jonction entre le Sénégal et la Côte d'Ivoire.

Au cours de cette période, SAMORY TOURE, un guerrier guinéen, arrive en Côte d'Ivoire à la recherche de nouveaux territoires. Il s'attaque d'abord aux Sénoufo puis aux Lobis qu'il capture et revend comme esclaves.

En 1890, Grand-Lahou est à nouveau officiellement occupé par les français et petit à petit le pouvoir effectif de la France s'impose face aux autres comptoirs toujours présents.

En 1891, SAMORY se retrouve à la tête d'un nouvel empire qui va d'Odienné à Bouna.

En 1892, les français inquiets de ce qui se passe dans le Nord décident d'envoyer une colonne dirigée par le capitaine MENARD pour capturer SAMORY. Celle-ci est massacrée à Séguela.

Le 10 mars 1893, le décret portant création de la Colonie de Côte d'Ivoire est ainsi signé, BINGER en devient le gouverneur et Grand-Bassam la capitale. Cependant, la soumission de l'ensemble du pays est loin d'être acquise et il faudra plus de vingt ans à la France pour réellement s'imposer. Outre les difficultés des français à vivre sous un tel climat, de nombreux conflits apparaissent car les différentes ethnies ne comprennent pas bon nombre de décisions arbitraires des autorités françaises.

En 1893, les français lancent une armée contre SAMORY. Celui-ci, sûr de sa défaite, prend la fuite. Une véritable chasse à l'homme débute alors et ne prendra fin qu'en 1898 lorsque SAMORY fut capturé et déporté.

En 1899, Grand-Bassam subit une terrible épidémie de fièvre jaune. Les français se retirent à Bingerville où l'air est plus pur et en font la nouvelle capitale de la Côte d'Ivoire.

XXème siècle - Période coloniale

En 1902, la Côte d'Ivoire intègre l'Afrique Occidentale Française (AOF) dont le gouverneur réside à Dakar.

Dès la fin de la première guerre mondiale, les mentalités évoluent en ce qui concerne la méfiance envers l'enseignement, notamment grâce à ceux qui rentrent de campagne à l'étranger. De nombreux africains des différents pays de l'AOF partent, ainsi, étudier à Dakar.

En 1932, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, jeune médecin formé à l'Ecole de Médecine de Dakar, prend la défense des planteurs de cacao. Dès le départ, il milite pour un combat pacifique et le dialogue.

En 1934, pour des raisons de développement économique, Abidjan devient la capitale de la Côte d'Ivoire à la place de Bingerville.

En 1944, la Conférence de Brazzaville, réunie par le général De GAULLE pour aborder le thème de l'avenir des colonies françaises, envisage la possibilité de l'autonomie.

Félix HOUPHOUËT-BOIGNY occupe bien vite une place prépondérante qui lui permet de faire abolir le travail forcé pour les planteurs de café et cacao. En 1944, il crée le premier Syndicat Agricole Africain afin de lutter plus fortement contre les injustices.

En 1945, les différentes colonies obtiennent leur représentation à l'Assemblée Constituante Française et Félix HOUPHOUËT-BOIGNY est élu Député de la Côte d'Ivoire. Dès l'année suivante, il obtient l'abolition du travail forcé pour l'ensemble des colonies françaises.

En 1946, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY fonde le Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), qui constitue la section ivoirienne du Rassemblement Démocratique Africain (RDA).

En 1949, se tient la réunion du Parti interdite en 1948. Mais, juste après, de nombreux membres sont arrêtés et incarcérés à Grand Bassam. Les femmes se mobilisent et débutent une marche de protestation qui aura une répercussion jusqu'en France et permettra la libération des leaders du Parti.

En 1952, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY est élu à l'Assemblée Territoriale.

En 1956, il entre au Parlement français puis devient Ministre délégué à la présidence du Conseil en France.

En 1957, il devient ensuite président du Conseil de l'AOF et déclare sa volonté de voir naître une Côte d'Ivoire républicaine et indépendante.

En 1959, il devient Premier Ministre de la Côte d'Ivoire et mene le pays à l'indépendance.

Le 7 Août 1960, l'indépendance de la Côte d'Ivoire est effective.

Novembre 1960
Élection à la Présidence de la République de Côte d'Ivoire de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY.

XXème siècle - Période post coloniale

Dès le début, le Président de la République s'est fixé des objectifs ambitieux : obtenir rapidement l'autosuffisance alimentaire, diversifier les cultures afin d'être moins dépendant du café et du cacao et, enfin, lancer la construction de barrages permettant l'implantation de centrales hydroélectriques

Dans les années 70, la Côte d'Ivoire connaît, ainsi, une très forte croissance économique soutenue par les cours du café et du cacao. Le pays lança ainsi un plan important d'industrialisation et de développement des infrastructures.

De 1982 à 1984, la Côte d'Ivoire rencontre sa première grande crise économique due à l'effet simultanée de la sécheresse et de la chute des cours du café et du cacao.

En mai 1987, la Côte d'Ivoire se déclare insolvable face à une dette de 4,5 milliards de francs.

En juillet 1987, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY décide de bloquer les exportations de cacao afin d'enrayer la chute vertigineuse des cours. Cependant, cette mesure ne sera pas suivie à la lettre et n'aura, donc, pas l'effet escompté.

Le 5 juin 1989, le prix du cacao payé à l'exploitant passe de 400 FCFA le kilo à 250 FCFA (puis à 200 FCFA en 1990).

Le 27 septembre 1989, le pape Jean-Paul II, en personne, inaugure la Basilique Notre Dame de la Paix à Yamoussoukro.

mars 1990
Application du plan d'austérité décidé en 1989 avec la Banque Mondiale et la FMI prévoyant, notamment, la baisse des salaires du service public et le prélèvement d'une contribution de solidarité dans le secteur privé. Mais, dès avril, le plan est suspendu à la suite de manifestations à Abidjan.

En mai 1990, le multipartisme est proclamé (25 partis sont créés entre mai et septembre).

Le 28 octobre 1990, les élections présidentielles proclament, pour la 7ème fois consécutive, Félix HOUPHOUËT-BOIGNY Président de la République avec plus de 80 % des suffrages.

Le 7 décembre 1993, le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY décède. La Côte d'Ivoire perd son Père spirituel. Henri KONAN BEDIE, Président de l'Assemblée Nationale, lui succède à la tête de l'Etat.

Le 12 janvier 1994, le Franc CFA est dévalué de 50%. Cette mesure sera accompagnée d'une baisse des taxes douanières à l'entrée pour essayer de limiter l'inflation. Cette dévaluation dope les exportations.

Le 22 octobre 1995, Henri KONAN BEDIE est élu Président de la République de Côte d'Ivoire avec 95 % des suffrages exprimés.

# Posté le jeudi 30 juin 2005 07:21